Lancer une rétrospective de la carrière de Tony Roman, c’est offrir au public un fabuleux voyage dans le temps vers ce qui constitue sans doute l’époque la plus effervescente de l’industrie du disque au Québec.
D’abord pianiste-accompagnateur de vedettes populaires, Tony Roman se fait ensuite connaître comme chanteur puis comme producteur lorsqu’il fonde Canusa, une maison de disques qui propulsera les carrières de Nanette Workman, Patrick Zabé et Johnny Farago à la fin des années 60.
Véritable roman musical d’une vie, la compilation C’est fou mais c’est tout comporte notamment Do Wha Diddy, version française de Do Wah Diddy Diddy de Manfred Mann et premier succès de Tony Roman vendu alors à plus de 130 000 exemplaires. Grâce à la fougue que l’interprète sait communiquer à son jeune public, la chanson connaît en fait une telle popularité qu’elle en éclipse même la version originale.
S’y trouvent également les titres qui ont occupé tour à tour les premières places des palmarès au cours des années 1960, dont Hanky Panky, C’est l’amour qui nous a conduits à l’hôtel (une adaptation de You Never Can Tell de Chuck Berry), Attends-moi, je reviens, Hey Joe et Fleurs d’amour et d’amitié (en duo avec Nanette), Be Bop a Lula, Sha la la la, Darling I Love You, La grosse Mado, ainsi que Laura Rose, une complicité signée Tony Roman - compositeur et Gilles Vigneault parolier.
La compilation comprend quelques suppléments, soit cinq titres réalisés par Tony Roman : Aimer d’amour (duo de Boule Noire et Nanette), Québécois (Révolution française), C’est fou mais c’est tout (Les Baronets), Et maintenant (Nanette) et Je t’aime, je te veux (Johnny Farago).
Tony Roman est décédé le 8 juin 2007; il aurait eu 67 ans le 1er août dernier. Cette compilation souligne cette date anniversaire.
Cette compilation de 22 chansons est une rétrospective de la fulgurante carrière de Tony Roman à titre de chanteur et producteur. Plus qu’un chanteur, Tony Roman a fondé une des compagnies les plus dynamiques de la toute jeune industrie du disque locale. Non seulement l’étiquette Canusa allait-elle aligner les succès au palmarès pendant toute la seconde moitié des années 60, mais elle allait du même coup propulser quelques carrières qui allaient marquer la décennie suivante : Nanette Workman, Patrick Zabé et Johnny Farago sans parler des futurs géants du management qu’allaient devenir Guy Cloutier et René Angélil.