Certains artistes semblent arriver de nulle part et pourtant, quand on s’attarde réellement à leur parcours, on s’aperçoit qu’ils ont franchi une à une les étapes qui mènent à la reconnaissance des pairs et du public. C’est le cas de ZAZ, cette chanteuse à la voix puissante et légèrement voilée, voire un tantinet rauque et écorchée, qui vient d’atterrir chez les professionnels de la chanson après une suite d’expériences aussi diversifiées que divertissantes.
Née à Tours au début des années 1980, ZAZ, de son vrai nom Isabelle Geoffroy, carbure à la spontanéité, à la simplicité et à la bonne humeur. Elle possède une soif d’apprendre typique des autodidactes même si dans les faits, elle est tout de même passée par le CIAM (Centre d’information et d’activités musicales) situé au cœur de Bordeaux, où elle a connu ses premières expériences de scène.
Son parcours artistique la mène à développer son talent à travers le blues, alors qu’elle connaît un certain succès avec le groupe latino-rock Don Diego. Elle participe ainsi au Festival musiques métisses d’Angoulême, un événement culturel qui en sera, en 2010, à sa 35e édition. ZAZ est pourtant appelée vers de nouveaux horizons et monte à Paris où durant une certaine période, elle chante dans un cabaret, sept jours sur sept, pendant cinq heures d’affilée.
Peu importe où elle se produit, elle affiche sans pudeur ses tripes. A-t-elle besoin d’arrondir les fins de mois qu’elle enchante, sur un coin de rue, les passants de Montmartre avec ses musiciens, un guitariste et un contrebassiste qui partagent avec elle cette passion totale pour la chanson. Véritable touche-à-tout de la musique, elle mélange, avec un égal talent, les multiples influences, passant du jazz au blues, de la chanson française aux musiques africaines, andalouses, brésiliennes et latines, le tout dans un élan festif et poétique.
Donnez-lui une tribune et la voilà qui exprime son trop-plein d’émotions avec cette fraîcheur et cette joie de vivre qui ne laissent personne indifférent. Au fil des ans, elle chante devant 10 000 personnes au stade d’Hendaye. Du fond de la Sibérie, elle interprète les grandes chansons de Piaf, un répertoire qui lui colle littéralement à la peau. Elle s’exécute gratuitement dans une mine de sel en Colombie, fait une tournée en Égypte (sans avoir la chance de visiter le pays) et multiplie les expériences toutes plus éclectiques les unes que les autres.
Puis, en 2009, alors qu’on ne l’y attend pas, ZAZ remporte la finale de la troisième édition du Tremplin Génération France Bleu/Réservoir qui se tient à l’Olympia. Venue seule alors que tous les autres candidats sont accompagnés de supporteurs, elle rallie le public qui tombe littéralement sous le charme. Elle attire également l’attention du chanteur Raphaël qui craque pour elle et qui décide de lui écrire et composer trois chansons.
Ces chansons, elle les enregistre pour son tout premier album qui paraît tant au Québec qu’en France au printemps 2010, un printemps qui, il faut le dire, s’annonce particulièrement rempli. ZAZ apparaît en effet sur de nombreuses tribunes, tant à la télé que sur scène, que ce soit au Festival Alors chante de Montauban, à Chabada sur France 3, au French Art Festival de Kuala Lumpur en Malaisie, aux Francofolies de La Rochelle en mai et en juillet, aux Francofolies de Montréal en juin qu’au Festival Jazz Musette des Puces avec Thomas Dutronc, Marcel Azzola et Maurane.
Artiste dotée d’une voix unique dont elle n’abuse pas, ZAZ n’a qu’un leitmotiv : celui de chanter peu importe le lieu, pourvu qu’elle puisse exprimer, sans retenue et avec des mots qui résonnent, le quotidien, la rue, les souffrances et les joies.
Découvrir ZAZ, c’est prendre part à l’aventure poétique d’une jeune femme pour qui le chant est la vie.
L’invitation est lancée…